Voici un essai... un carnet d'Yvonne Cattier
...
et ça marche!
C'est pas tip top, mais ça va venir...
samedi 22 décembre 2007
dimanche 25 mars 2007
C'est l'histoire d'un message
Qui est envoyé par mail et qui devrait arriver sur un blog...
Cela fonctionne-t-il?
Mystère et boule de gomme...
Cela fonctionne-t-il?
Mystère et boule de gomme...
samedi 17 mars 2007
J'écris parce que...
J'écris parce que...J’écris parce que je suis tombée dans un encrier quand j’étais petite.C’est la première idée qui me vient à l’esprit. Et je m’imagine bien, plonger la tête dans un immense encrier de verre. Puis, par excès de curiosité, d’audace, d’impatience et d’imprudence, je bascule en avant dans le grand trou béant.D’autres ont tôt fait de me sortir de cette embûche, sans le moins du
monde soupçonner les beautés cachées dans le liquide argenté.Le mal,…le bien était faitEt le plaisir goûté, vu, senti ne pouvais que me conduire à recommencer.Existe-t-il quelque part un immense encrier qui n’appartient qu’à moi ? MON encrier ! Là où je trempe toutes mes plumes.Certains jours mon encre est bleue. Bleu normal, bleu tout court. C’est bien peu : Bleu. Ca peut-être le bleu de l’encre de ses yeux. « L’encre de tes yeux », déjà souvent écrit… Mais l’encre de ses yeux n’a pas d’équivalant, c’est le bleu de ses yeux à lui, sorti de mon encrier à moi ! Avec cette encre là, j’écris l’amour entrelacé. Les entrelacs de promesse et de douceur, de mystère, de candeur et de quiétude. J’écris les corps las, posés là, en contrebas, sur le bord d’un univers.J’écris aussi à l’encre bleue du ciel. Est-il différent finalement ce bleu du firmament du bleu de ses yeux.En plus saturé, j’ai l’encre bleu de la nuit, quand la lune blanche et mystérieuse crie dans un halo pâle sa solitude. Ce bleu de la nuit, sans presque un bruit, entre le crépuscule et l’aube, décline tous les tons que les mots voudraient cerner : azur, indigo, acier, pétrole, ardoise, cobalt, saphir…Puis d’autres nuits, c’est l’encre bistre nuancée de gris qui laisse couler des idées aux échos de mélancolie. Des échos de peurs et d’abîmes, de solitudes et de vertiges dilués d’eau de là. L’eau puisée dans un lac glacé bordé d’arbres dénudés.Mais, certains matins, mon encrier laisse sortir l’encre roses et sucrée du soleil givré, comme un fruit acidulé, une pomme caramélisée, si douce à croquer. C’est l’encre rose-orangée des jeux et des rires, des friandises et des sorbets. L’encre qui pétille avec la rosée de l’aurore sur les pétales satinés des fleurs ébouriffées. C’est l’encre des fées, des elfes et des farfadets, des bébés joufflus et amusés dont les rires éclaboussent la vie qui s’éveille.Dans le jour qui avance, mon encre se fait espiègle et gaie et puise au goutte à goutte un peu de bleu léger et de jaune doré. Coule alors le long de ma plume le vert parfumé, vif et mentholé de la nature fraîche et vivante, des frondaisons des chênes et des tilleuls centenaires, de l’herbe coupée.Juste un peu trop de vert et mon encre se fait mer turquoise où jouent les dauphins.Je ne vous ai pas encore parlé de mon encre rouge. L’encre des jeux d’un dragon captif qui s’échappe de l’encrier quand la passion se fait feu.Rouge, passion d’amour se mêle au bleu dans un violet chaud et froid et se déchire dans un combat de titans. C’est le yin et le yang, le ciel et la terre.Rouge passion de colère crie l’injustice dans un feu ravageur, parfois destructeur.Mon encrier scintille de millions de couleurs qu’il crie sur tous les tons.Il existe aussi une encre cristalline, l’encre translucide et opaline qui accorde à chaque teinte une part de vérité venue du fond, du fin fond du monde, de si loin que tous ont oublié où c’était, quand c’était, pour qui et pour quoi. Ne reste que des gouttes pures et parfaites d’un temps perdu et oublié, les larmes des reflets de la vie et de l’univers en son insondable mystère.Cette encre est insaisissable, rare, et pourtant… elle épaissi l’encre certains jours et la confond avec le sang, elle fait battre les cœurs à la cadence du monde.Si, croyez-moi, cette encre existe. J’ai la mienne et d’autres ont la leur, même si elle peut prendre d’autres forme. J‘ai des amis qui ne sont pas tombé dans un encrier, ils ont, petits, chevauché la mine d’un crayon, exploré un tube de peinture, glissé sur les touches d’un piano ou l’archet d’un violon.Mais, moi, je suis tombée dans un encrier.J’écris aussi parce qu’un jour, j’ai entendu un beau mot. Je vous avoue que je l’ai oublié, c’était il y a trop longtemps, et j’étais trop petite. Mais je suis sûre, que quelque part, dans ma mémoire, bien rangé, emballé dans un beau papier léger se trouve le premier mot que j’ai entendu, compris, aimé et qui m’a fait sourire. C’était peut-être chat, oiseau, bonjour ou plume. Ce mot là tenait par la main tous les mots croisés depuis lors. De beaux sons comme « ribambelle », « coccinelle » ou « margelle », « paradis », « ébloui », « goéland », « coquelicot », « océan », « vespéral », « boréal », « doux » ou « transparent ». Une arche de Noé, de « fourmi » à « ours blanc ». Autant de mots que d’idées dans le monde. Alors j’écris pour les agencer, leur trouver un compagnon de route qui les fasse danser et chanter.Dans mon encrier, les mots sont enroulés, tel un long fil que tire doucement ma plume. Le filament se tord et se déroule sur la page blanche, ordonne et range les mots en émotions.J’écris parce que petite j’ai du croire qu’ « émotion » s’écrivait « Et, mots, si on… », si on construisait le monde, si on mélangeait les couleurs. Et, mots, si on s’y mettait pour ne plus mentir ? Si jeux m’y mes tes émotions écrire ?Et si jamais et si j’aimais à encrier ?
Véronique Vandamme
06/2006
Véronique Vandamme
06/2006
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